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TEMOIN DE GUERRE

Exposition virtuelle Grande Guerre 1914-1918

Musée Ligne Hindenburg - Hindenburg Line Museum

Artisanat parfois improprement appelé "de tranchée", ou "artisanat de Poilu" car pouvant être oui réalisé par les soldats entre deux offensives, mais tout aussi souvent réalisé par des prisonniers, des civils (blessés de guerre par exemple) ou des industriels et pas forcément dans les tranchées même, et parfois certains objets sont même issue de fabircation d'après guerre (cas de "souvenirs" des lieux de combats devenus ensuite lieux de pélerinages dès les années 20)... Néanmoins, de nombreux soldats tuaient effectivement le temps en produisant des objets avec les matériaux issus du terrain et leur permettait de conserver le souvenir d'un lieu, d'un moment, de récupérer quelques sous, ou de faire un cadeau...
Ici, une maquette en bois, tôle et fil de cuivre (échelle approximative 1/20e) présumée d'un Nieuport.
Le Nieuport, chasseur biplan monoplace, et entré en action dans l'aviation Française en 1916, il est connu pour avoir stoppé l’hécatombe infligée par les Fokkers de l'armée Allemande grâce à sa rapidité (155km/h -110ch) et sa bonne maniabilité. Entre autres, les As Georges Guynemer et Charles Nungesser ont volé sur cet appareil.
La tôle de cuivre utilisée pour cet maquette (ailes) est très probablement issue de douille d'obus très utilisées en matière première d'art de tranchée, on les trouve d'ailleurs très souvent encore de nos jours entières, sculptées ou ciselées, tonnant sur les rebords de cheminées des grands parents... c'est encore très courrant

Cet objet sera présenté en section "au repos et vie civile"

Artisanat de tranchée - maquette d'avion français Nieuport

Casque à pointe de réserviste Prusse. Cuir bouilli  vernis noir et attributs en laiton. La plaque frontale représente ici l'aigle prussien surmonté d'une croix de malte en métal blanc qui caractérise les troupes de réserve. En 1914, les réservistes renforcent les 50 divisions constituant l'armée allemande en temps de paix pour passer à 105 divisions en Aout 1914. Revenons à notre casque à pointe : La pointe si emblématique de ce casque, indissociable de la silhouette du soldat allemand d'entrée de guerre, sert d'aérateur d'une part et est sensée dévier les coups de sabres portés à la tête. Très voyant et peu protecteur, il sera rapidement couvert d'un couvre casque en toile afin de masquer les reflets, puis il sera définitivement remplacé par le stahlhelm (casque en acier) en 1916 protégeant nettement mieux son porteur face aux éclats d'obus et autres balles perdues ou projectiles divers.
Le casque à pointe (Pickelhaube) lui équipe les troupes Prussiennes déjà avant la Guerre de 1870, et sera beaucoup porté au rang de symbole notamment par les propagandes de toutes nations.
Même si le casque à pointe est directement associé à l'armée allemande, il est important de noter qu'il n'a pas été utilisé que par les Allemands (Britanniques, pays d'Amérique) et encore de nos jours naturellement pour ce qui est des uniformes d’apparat.

Cet objet sera présenté dans la section "entrée en guerre et occupation 1914-1915".

Casque à pointe réserviste prussien Modèle 1895
Tunique des troupes du Commonwealth modèle 1902 - Canada

Tunique "P02" pour "pattern 1902" toile de laine kaki équipant les troupes britanniques et plus largement la grande majorité des troupes du Commonwealth (excepté les officiers, les troupes écossaises kiltées, ou les troupes Australiennes par exemple). Ici cet exemplaire fabriqué à Montréal, porte les attributs des troupes Canadiennes. Cette tunique sera utilisée durant toute la durée du conflit sans modification majeure. Et, elle est, contrairement par exemple, aux uniformes Français (capote gris de fer bleuté et pantalon rouge garance), dès l'entrée en guerre, adaptés aux conditions imposés par les combats modernes de la Guerre de 14-18 notamment grâce à la couleur kaki hérité des expériences coloniales qui se fond bien mieux dans le décor du noman's land qu'un pantalon rouge garance. Ce modèle subira quelques modifications mineures en 1922 pour un usage (minoritaire) lors de la Deuxième Guerre Mondiale. Au combat, pour ce qui est des officiers, afin de mieux se mêler aux troupes lors des assauts, et ainsi éviter d'être visés les premiers, il leur était permis de porter cette tunique à la place ou par-dessus les effets normalement réservés à leur grade (tunique en tissu différent, teinte parfois plus claire et coupe totalement différente, grades très visibles à l'avant des manches qui seront ensuite déportés aux épaules pour plus de discrétion).
Laine kaki, doublure coton, boutons laiton, attributs laiton canadiens.

Cet exemplaire sera présenté dans la section "100 jours du Canada Aout-Sept. 1918".

Afin que les visiteurs impatients puissent enfin profiter de quelques pièces avant notre ouverture qui n'aura pas lieu avant des mois, voir disons le, des années, et également parce que de toute façon la situation sanitaire mondiale rend impossible l'ouverture au publique des lieux culturels et ralenti considérablement notre projet pour ne pas dire stoppé... nous avons décidé de vous partager quelques objets des collections au grès des dons et des restaurations, ou des mise en inventaire de ceux-ci. Vous le verrez, parfois rare et très prisés des collectionneurs ou relativement courant, en parfait état ou épaves du terrain, militaire ou civil, objet de cuir ou de métal ou simple document... peu importe!! ils ont tous ont leur histoire en lien avec la Guerre de 14! Nous vous proposons de le découvrir ici, à volonté, dans cette modeste exposition virtuelle dédiée à la Grande Guerre.

Laine marine, doublure noire toile fine, damier rouge et blanc, bordure cuir, petit pompon laine rouge (toory).

Sorte de calot qui aurait fait son apparition fin du XVIIIeme siècle, couvre chef traditionnel des troupes (kiltées ou non) écossaises. Porté au combat jusqu'à l'arrivée du casque Brodie en 1915. Ce n'est pas le seul couvre chef, bien sur il y a le casque Brodie (Brodie Helmet - du nom de son inventeur John Brodie) mais aussi le Tam o'shanter ou la Balmoral (sortes de bérets). La particularité de ce glengarry, c'est cette bande qui en fait le tour ici en damier rouge et blanc spécifique au régiment des Argyll and Sutherland Highlanders (A&SH). Il symbolise la "thin red line" ("fine ligne rouge") représentation d'un héroïque cordon de défense mis en place par les troupes du 93ème Sutherland Hinglanders (qui deviendra le A&SH par la suite) pour repousser la cavalerie Russe lors de la bataille de Balaclava (Guerre de Crimée - 1854). La tunique rouge des défenseurs est symbolisée sous cette forme de damier. Généralement, pour l'usage militaire (utilisé aussi en usage civil) on trouve sur le glengarry l'insigne régimentaire (capbadge - insigne de casquette) il est absent ici. Un fin ruban noir est aussi normalement visible à l'arrière de ce couvre-chef, il est également absent, coupé, usé, ou simplement que le temps à fait son oeuvre...

Cet exemplaire sera présenté dans la section "Bataille d'Arras - Avril 1917".

Glengarry Ecossais des Argyll and Sutherland Hinglanders regiment

Laine noire et garance, galon et jugulaire dorés, insigne (numéros) laiton du 97ème RIA, boutons laiton, visière cuir noir, doublure toile fine.
Le képi est porté par toutes les troupes Françaises en entrée de guerre avant l'apparition du casque Adrian en 1915 et l'uniformisation de la tenue assortie en bleu horison (1915-1916). Naturellement, le modèle troupe (képi modèle 1884 utilisée en entrée de guerre) et celui des officiers ne sont pas identiques. Couleur, forme, mais la principale différence visible réside en la présence de galons dorés sur le dessus de la coiffure, sur le pourtour (1 ligne pour le grade de sous-lieutenant) et la jugulaire maintenue par deux petits boutons à grenade fusante. Ce genre de modèle de képi est parfois appelé "képi polo".

Le RIA (Régiment d'Infanterie Alpine) est à l'époque dédiés à la défense des positions fixes comme les forts contraitement aux régiments de Chasseurs Alpins, plus mobiles. Bien loin de la montagne, le 97ème RIA de la 77ème Division d'infantrie du Général Barbot du 33ème Corps (Général d'hurbal, puis Général Petain le 20 Octobre) de la 10ème Armée (Général Maud'huy) est aux abords d'Arras fin Septembre 1914, il subira avec des pertes sévères le feu Allemand les 1er et 2 octobre 1914 à Wancourt et Guemappe durant la Première bataille d'Artois. Ils participeront cependant à stopper l'avancée Allemande devant Arras, alors que l'envahisseur déferle sur l'Artois par Cambrai lors de l'épisode de "la course à la mer" après avoir été repoussé lors de la bataille de la Marne (d'avantage de détail sur notre page Histoire).

Cet exemplaire sera présenté dans la section "Premiers combats - invasion Allemande Octobre 1914".

Képi de sous lieutenant d'infanterie Française (97ème Régiment d'infanterie Alpine - 97e RIA)